Montréal – La journée internationale de mobilisation pour le climat lancée par le mouvement #FridaysForFuture prévue le vendredi 3 avril transfère ses activités en ligne. La mobilisation au Canada est multiple. À Montréal, le collectif qui comprend La CEVES, Greenpeace Canada et La Planète s’invite au Parlement a également déplacé ses activités en ligne pour respecter la distanciation physique en transformant la Semaine de la Transition et la manifestation qui étaient prévues en diverses initiatives participatives en ligne ayant pour thème: ‘écouter la science, pour notre santé et celle du climat’. 

La crise aujourd’hui est multiple: une crise de santé publique mondiale, du climat, de la biodiversité et humanitaire sur fond de crise économique.  La crise du climat a le même effet de multiplicité que la présente crise de santé publique. La crise actuelle est très difficile pour bon nombre d’entre nous. Tout comme les changements climatiques, elle affecte de façon disproportionnée les personnes les plus vulnérables et marginalisées de nos sociétés. Cette année aussi les inondations saisonnières, exacerbées par les changements climatiques, vont frapper nos  communautés. Les autorités doivent composer avec cette réalité en pleine crise de la Covid-19. Tandis que le monde est ‘en pause’, l’urgence climatique, elle, ne sait pas prendre de pause.

La science il faut l’écouter avant, pendant et après la pandémie. Alors que des premiers plans de relance se dessinent déjà, les industries les plus polluantes, à l’instar des secteurs pétro-gaziers et aériens, s’activent déjà pour bénéficier des efforts de relance, au détriment des normes environnementales et sociales, sous prétexte de redémarrage économique. Les gouvernements se retrouvent et choisissent encore de renflouer les compagnies pétrolières au détriment des travailleurs·es et de l’environnement. 

Aussi, les différents paliers de gouvernements continuent également de soutenir ou de faire avancer des projets énergétiques controversés et contradictoires aux engagements climatiques tels que Trans Mountain, GNL Québec, Coastal GasLink ou Keystone XL. Dans ce dernier cas, les autorités elles-mêmes ne respectent pas les directives de santé publique en continuant leurs activités sur le territoire non-cédé du peuple Wet’suwet’en ou encore mettant à risque tant les employés que les communautés sur les chantiers de Trans Mountain. 

La cohésion sociale, l’entraide et la solidarité qui ont éclos durant cette pandémie ne doivent pas disparaître dans l’après-confinement, car nous serons portés à faire des choix de plus en plus difficiles devant le risque d’un effondrement en chaîne. Il faut absolument écouter la science avant, durant et après la pandémie, et ne pas se précipiter dans des plans de relance qui sauvent une fois de plus les géants aux dépens des petits. C’est maintenant qu’il faut mettre sur pied un programme de relance à faibles émissions de carbone, un “New Deal Vert”, inclusif et  juste qui nous sorte du capitalisme fossile.

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Liste des évènements: 

Pour les mises à jour suivant le 3 Avril, visitez la page principale de l’évènement.

Greenpeace Canada et Québec  relaieront également les activités à travers le Canada.

Pour plus d’informations, veuillez contacter: Loujain Kurdi, loujain.kurdi@greenpeace.org, Conseillère aux Communications.